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mercredi 27 octobre 2010
par Jean Chouinard , Colette Paquin
Évaluation et adaptation TIC
Le MELS prévoit que les élèves qui présentent des besoins particuliers peuvent bénéficier d’accommodements à la fois pour leurs apprentissages et pour certaines situations d’évaluations. Ces accommodements permettent à l’élève de compenser les effets de ses incapacités imputables à un handicap, à une déficience, à un trouble d’apprentissage ou à des difficultés marquées persistantes. Ces accommodements sont autorisées dans un esprit d’équité et d’égalité des chances de façon à ce que l’élève ne soit pas (...)

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Évaluation et adaptation TIC
mardi 7 février 2012
par Jean Chouinard

Bonjour Mylène,
Je ne crois pas qu’obliger les enseignants soit une solution gagnante. Toutefois, je crois que la réflexion s’impose. Il faut revenir à la décision de l’équipe du plan d’intervention d’autoriser l’élève à utiliser les aides technologiques. Si l’équipe du PI a précisé les conditions d’utilisation des aides à l’écriture , il est impératif de les respecter. On ne peut pas décider de faire autrement que ce qui est spécifié dans le PI de l’élève. Si le choix est contesté par des enseignants, il faut leur donner la parole et en discuter au plan d’intervention. Sinon, on n’assure pas une cohérence ni une équité.
D’autre part, souvent ce genre de position relève du fait qu’on considère les aides à la révision/correction uniquement comme des aides à la correction qui en plus fournissent un avantage à l’élève par rapport aux autres élèves.
Je crois qu’il faut insister sur le fait que ce sont aussi des aides à l’apprentissage qui permettent à l’élève "d’ancrer" un concept, une orthographe pour laquelle il avait des difficultés auparavant. L’outil permettra également à certains élèves de mieux maîtriser une règle. Donc, il faut mettre l’accent sur la valeur ajoutée de ces aides à "l’apprentissage" pas uniquement sur le support à la correction.
D’autre part, il faut insister sur le fait qu’une aide à la correction s’adresse à un élève qui a des besoins particuliers donc qui éprouve des difficultés marquées et persistantes à atteindre les exigences de la tâche (orthographe, grammaire, etc.) et que l’aide s’ajoute en dernier recours à l’ensemble des interventions humaines pour permettent à l’élève de développer et d’exercer sa compétence. L’aide vient parce qu’on constate que malgré ces interventions et l’investissement de l’élève, celui-ci ne peut atteindre les exigences de la tâche. L’aide à l’écriture ne lui donne donc pas un avantage face aux autres, elle "compense" une difficulté marquée pour "soutenir" et "assister" l’élève dans l’acquisition d’un concept ou d’une compétence.
De plus, les études démontrent que les aides permettent de réduire l’exposition à l’erreur. Donc, si le logiciel permet à l’élève d’écrire correctement le mot ou de faire le bon accord, il a plus de chance d’enregistrer l’information et de retenir la notion que si on le laisse faire de nombreuses erreurs avant de le soumettre à la correction.
En conclusion, il faut discuter du sens des aides, de leur apport réel et de leur impact aussi sur la motivation et le développement du goût d’écrire et de lire. Impact qu’on observe chez plusieurs élèves en difficulté.
J’espère que ces informations vous seront utiles.