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Éléments à considérer dans l’autorisation d’une fonction d’aide



Il y a 6 éléments à considérer dans l’autorisation d’une fonction d’aide :

1-Infaillibilité de l’aide :

L’outil ne doit pas être infaillible. S’il l’était, « il ferait la tâche à la place de l’élève ».

Dans cet optique pédagogique, la Direction de la Sanction des études n’autorise pas 2 types de fonctions d’aide en lien avec 2 types d’évaluation ;

  •  Les traducteurs :

Ne sont pas autorisés les logiciels de traduction de langue (exemple : français vers l’anglais). Même s’ils ne sont pas infaillibles, la Direction de la Sanction des études considère qu’ils font la tâche pour l’élève.

  • Les logiciels de traduction de l’oral à l’écrit :

Il s’agit de logiciels de dictée vocale ou son synonyme la reconnaissance vocale qui permet de convertir la voix humaine en texte numérique en respectant les règles d’orthographe et de grammaire. La reconnaissance vocale est certes la fonction d’aide qui se rapproche le plus de l’infaillibilité, mais sans l’atteindre, car elle dépend de différents facteurs (qualité de la voix, qualité de l’équipement, qualité de la syntaxe, persévérance) pour qu’elle soit véritablement efficace. Toutefois, la restriction ne s’applique qu’à l’examen d’écriture. Si la compétence à évaluer ne concerne pas les compétences à écrire, l’élève est autorisé à l’utiliser. Exemple : il pourrait donner ses réponses dans un examen de lecture/compréhension. Il pourrait également utiliser la dictée vocale pour un examen d’histoire.

 Note : la majorité des fonctions du logiciel Médialexie est autorisée sauf la fonction reconnaissance vocale (appelée « dictée vocale » dans le logiciel). Dans ce cas, il suffira de débrancher le microphone pour rendre cette fonction inopérante.

2- Offrir un choix. :

L’outil doit offrir un choix à l’élève. Dans tous les cas, les correcteurs proposent à l’élève d’accepter ou non la correction proposée. Word le fait, Antidote même s’il propose des corrections laisse le soin à l’auteur d’accepter ou non la correction. De plus, comme l’outil n’est pas infaillible, il peut offrir des choix erronés.

3- La prise de décision de l’élève (son autonomie) :

Peu importe ce que l’outil va lui proposer, l’élève est le maître à bord à l’égard de son texte. C’est à lui que revient la décision et il doit la prendre, d’accepter ou non la correction proposée. Peu importe l’outil de révision/correction, l’élève doit décider. Ici, il est hors de question pour l’élève qui utiliserait Antidote de cliquer sur « Correction automatique ” ; ça va contre l’esprit de l’infoSanction 554 ; de plus, c’est très souvent inefficace.

4- Faire la triangulation :

Pour être admissible à l’évaluation l’aide technologique doit être inscrite au plan d’intervention. Mais ce n’est pas suffisant. Il doit y avoir une adéquation entre le besoin particulier de l’élève, la fonction d’aide choisie et ce qui doit être évalué. Cette triangulation permet de vérifier si l’aide choisie doit être considérée comme une adaptation ou une modification.

5- Caractère indispensable de l’aide :

Il faut également démontrer que l’outil est indispensable pour répondre au besoin de l’élève. Cet élément est fondamental.

Note :

6- Maintenir la pédagogie avec les aides :

Pour que l’élève conserve son autonomie et sa prise de décision, la pédagogie doit entrer en ligne de compte :

  •  les aides à l’écriture ne sont pas uniquement là pour « corriger le texte » de l’élève (il faut briser ce mythe), elles sont d’abord des Aides à l’apprentissage ;
  • il est impératif de maintenir l’enseignement des stratégies cognitives avec l’outil comme on le fait sans l’outil.

On doit montrer à l’élève à être responsable de l’utilisation de l’outil ; il doit l’utiliser de façon intelligente, efficace et responsable.

Les intervenants doivent lui montrer à l’utiliser en ces sens avec des stratégies métacognitives.

C’est la responsabilité des intervenants scolaires de montrer à l’élève comment utiliser son aide à la correction de façon à avoir à toujours des décisions  :

  • L’élève doit comparer les suggestions du logiciel avec ce qu’il écrit,
  • il doit profiter du fait que le logiciel lui indique un « potentiel de faute » pour vérifier la règle grammaticale,
  • il doit écouter attentivement la lecture de la synthèse vocale pour vérifier s’il y a des mots mal écrits, ou s’il y a un problème de syntaxe dans sa phrase ou l’absence d’un mot.

L’élève doit non seulement bien maîtriser techniquement son outil, mais également bien le maîtriser pédagogiquement.

On doit s’assurer que l’élève respecte ces conditions en cours d’année. Ne jamais le laisser seul face à ses aides technologiques.

Le suivi est important. Ce n’est pas l’outil seulement, c’est l’élève et son outil accompagné de l’enseignant ou de l’intervenant en appui à l’élève. 

 

Différence entre Produit,Type d’aide et Fonction d’aide